Les résultats sont remarquables. Dans les entreprises sans classification de fonctions, il existe un écart salarial partiellement explicable de par le parcours de carrière, mais cet écart salarial comprend également une part inexplicable, ce qui peut être signe de discriminations.
Dans les entreprises avec une classification de fonctions analytique, on a constaté un écart salarial général, mais les chercheurs n’ont pas découvert d’écart salarial inexplicable. Ceci a pour avantage que l’écart salarial existant est mesurable et qu’il peut être entièrement expliqué (par exemple par le niveau de fonction ou l’âge). Ceci implique qu’il peut donc également être éliminé.
De façon générale, on peut donc affirmer que pour atteindre l’égalité et l’équité salariales, l’important est d’introduire une évaluation analytique ainsi qu’une classification de fonctions.
… mais pas un remède-miracle
Nous sommes conscients que l’application d’une évaluation des fonctions objective et sexuellement neutre seule ne fera pas entièrement disparaître l’écart salarial. Outre l’évaluation des fonctions, d’autres facteurs sont en effet responsables de l’écart salarial. Tant que ceux-ci resteront en place, l’écart salarial persistera.
Pour atteindre un résultat final satisfaisant, trois ingrédients doivent être nécessairement réunis:
1. Une classification de fonctions sexuellement neutre
Une classification de fonctions analytique sexuellement neutre contribue à un classement des fonctions basé sur des critères analytiques objectivants, indépendants de la personne qui occupe la fonction. La neutralité sexuelle de ce système suppose toutefois qu’une attention suffisante soit accordée, entre autres, à la transparence, à des procédures claires et à l’implication de tous les acteurs.
2. Une politique salariale sexuellement neutre
Le salaire qui résulte de la classification de fonctions ne forme qu’une partie de la rémunération totale. La vigilance reste donc également de mise en ce qui concerne les autres composantes du paquet salarial (rémunération variable, avantages extra-légaux, primes et boni, etc.).
3. Une question RH sexuellement neutre
Une politique RH qui tient compte des principes d’égalité dans l’ensemble de la politique de gestion des ressources humaines (recrutement et sélection, formation, évaluation du personnel, mobilité et promotion, compétences, santé et sécurité au travail, etc.) favorise un traitement égal pour les hommes et les femmes et permettra de réduire l’écart salarial général.
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